Un ami m’a demandé si je connaissais la lettre originale de Napoléon se rendant aux Anglais. L’original adressée au prince Régent appartient, bien entendu à la Reine d’Angleterre.
La voici :
pour vous tenir informés sur les domaines français et l'île de Sainte-Hélène.
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Un ami m’a demandé si je connaissais la lettre originale de Napoléon se rendant aux Anglais. L’original adressée au prince Régent appartient, bien entendu à la Reine d’Angleterre.
La voici :
Après la restitution du Salon de l’Empereur, avec le soutien de la Fondation Napoléon, nous avons entrepris de refaire complétement la muséographie du Cabinet de travail.
Profitant des espaces vides créés par l’envoi des meubles à Paris (sur la photographie ci-dessous, la commode, le fauteuil dont on ne vois que le dossier en bas à gauche et la table à jeu), nous avons entrepris de repenser la muséographie de Longwood House.
Cabinet de l'Empereur en 2010, avant le départ des meubles
Notre intention est de remettre le cabinet de travail de Napoléon dans son état du 6 mai 1821, c’est-à-dire, au lendemain de sa mort.
Les témoins de cette scène sont nombreux et ont permis de nombreuses représentations dont la plus fidèle est celle de Charles Motte.
« À quatre heures, on a habillé l'Empereur en uniforme des Chasseurs de la Garde, avec ses bottes, éperons, cordons, plaques, croix, chapeau. On l'a posé sur son manteau de Marengo et sur son lit de guerre, où il avait terminé sa vie ; des rideaux blancs tortillés autour des quatre colonnes, au pied de l’autel. La chambre tendue de noir, plafond et parquet, le lit environné de candélabres et flambeaux, un lustre au milieu, le Grand Maréchal à la tête du lit, le général Montholon au pied ; Marchand derrière ; à la tête du lit, Mme Bertrand et ses enfants, derrière elle. M. L’abbé Vignali à genoux, au pied de l'autel.
Le public est entré par la porte de l'ancienne chapelle et est sorti par la porte vitrée de la chambre à coucher. Le public entrait, quatre, six ou dix personnes à la fois, et se retirait après quelques minutes. Le plus grand nombre a pris la main de l'Empereur. Plusieurs femmes ou officiers n'ont pu retenir leurs larmes. À cinq heures et demie, tout le monde avait passé. De cinq heures et demie à six heures, plusieurs officiers sont entrés une seconde fois. De six à huit heures, lorsqu'on a su qu'il n'y avait aucune difficulté pour voir le corps de l'Empereur, tout le 20e Régiment s'est habillé ; les supérieurs et ensuite un grand nombre de soldats, de sept ê neuf heures, ont défilé[1]. »
[1] Général Bertrand, Grand Maréchal du Palais - Cahiers de Sainte-Hélène - Manuscrit déchiffré et annoté par Paul Fleuriot de Langle - Editions Sulliver, Paris – 1950 – Page 197, Vol.2
Les lieux napoléoniens de l’île sont devenus, depuis 1857, des domaines français, gérés le Ministère des Affaires Etrangères qui prend en charge l’entretien courant. Depuis plusieurs années maintenant, les visiteurs de passage – cinq à six mille personnes selon les années – peuvent découvrir l’existence de ce qui est devenu un véritable musée avec neuf cents articles exposés dont près de cent meubles originaux. Le but recherché est de rendre à la maison son aspect de 1821, année de la mort de Napoléon. Nous pensons avoir presque réussi car de nombreux visiteurs pensent que le musée est national. En fait, la conservation muséographique, les recherches, l’enrichissement des collections ne sont pas prise en charge par l’état français mais uniquement par vos dons gérés par la Fondation Napoléon à Paris - 7, rue Geoffroy Sainte-Hilaire 75005 Paris France. +33 156434600 (précisez bien dans le libellé de vos dons qu’ils sont « pour l’usage exclusif des domaines français de Sainte-Hélène »). Cette fondation reconnue d’utilité publique vous remettra le certificat fiscal nécessaire pour la déduction des impôts.
Chaque année, en fonction des fonds reçus, nous décidons ensemble des travaux que nous voulons entreprendre.