L’état des murs des appartements des généraux est bien pire que nous l’avions envisagé. Les quelques rares pans que nous pensions pouvoir garder dans les appartements du docteur O’Meara et Montholon sont désormais à terre. Mais il y a pire. On se rend compte que même les sols et les fondations sont parfaitement inutilisables. Les fondations ne sont profondes que de 400 mm et faites d’un ciment d’une qualité incroyablement médiocre.
David Taylor (l’architecte en charge du suivi sur place des travaux) m’a confié que ces matériaux sont « de la plus exécrable qualité qu’il [lui ait] été donné de voir durant [sa] carrière de 43 ans dans la construction ». Il pense que ceci est dû au fait que les constructeurs de l’époque [1933] pensaient qu’ils pouvaient se passer de ciment car la structure métallique serait suffisante pour maintenir l’équilibre de l’ensemble.
Le résultat est qu’aujourd’hui il nous faut casser toute la surface du sol pour reprendre, dans sa totalité, les fondations et les dallages… ![]()


2 commentaires:
L éloignement,le manque de compétence dans ces travaux de fondation ont des conséquences importantes et la restauration devient une reconstruction mais cette fois avec des gens de métier!!Courage
Bons travaux ,bons résultats et
Bonne année à tous
France Hélène
Etant, du fait de quelques pérégrinations compliquées dans le fin fond rural du Massif Central sur la fin de l’été dernier puis, dans la foulée quasi directe, en raison de divers longs voyages océaniques autour du monde depuis de nombreux mois, assez éloigné de la consultation fréquente –et souvent immodérée-- d'internet (ainsi que du téléphone et de la télévision quotidienne : quelle bonne et saine cure de jouvence cela fait !!!), je découvre, d'un bloc et parmi les autres nouvelles, l'avancement des travaux portant sur la réfection des appartements des généraux à Sainte-Hélène (j’en étais resté à la réouverture, alors juste achevée et fort bellement, du salon de l’Empereur, en fin d’août dernier). Quelle joie de prendre connaissance aujourd’hui de toutes ces nouvelles !
Quel chantier avez-vous là, avec son (inévitable, non ?…) lot de surprises après sa première phase d’ouverture ! Cela va-t-il conduire à revoir la programmation/cadre de Jantzen ? On espère que l’Administration n’est (ne sera ?) pas trop fâchée des surcoûts que ceci pourrait entraîner. Prions pour vous tous les seigneurs à cet effet, en vous encourageant à ce propos…
Aussi, courage à vous, cher Ami Michel et Cher Conservateur ainsi qu’aux équipes mobilisées sur place autour de vous ! Et alors, sans oublier évidemment de renforcer les pompes à huile de coude, ingrédient majeur de toute œuvre humaine, et en souhaitant que personne (hors un sot sous-chef d’administration adverse, cela va sans dire…) tombe en plus sottement d’une échelle (mais ne négligez pas la prudence pour chacun et d’abord pour vous…), souquez encore plus ferme sur les tous les outils du chantier en sus de vos crayons affutés et de vos cervelles non moins affutées : sur les chaînes d’arpenteur, sur les double-mètres, sur les pelles et les brouettes, sur les fers, les graviers et le ciment, sur les truelles et les marteaux, puis également sur les pinceaux pour la bonne fin du chantier… On viendra alors vous voir pour cette fin, c’est certain et cela se trame (secret…).
Je saisis l’occasion de l’envoi de ce message, à la faveur d’une longue escale, de durée restant à ce jour assez imprévue, sur la côte chilienne (les vivres frais, les arbres, les jupes des filles dans le vent du printemps…), pour vous adresser mes meilleurs vœux pour cette année 2013.
Bien amicalement,
Pierre Chevallier
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