Dans le cadre de la souscription Internationale dirigée par la Fondation Napoléon avec le soutien du souvenir Napoléonien, j’ai été invité par le Président (Christian Fileaux) de cette dernière à toutes leurs manifestations commémoratives du 2 décembre.
La journée avait commencé au pied de la Colonne Vendôme où j’ai porté, avec le Président de l’Association, une gerbe de fleurs… et s’est achevée par un diner au Western où j’ai été invité à m’exprimer.
Suite à la demande de quelques membres de l’association, je copie ici le texte de ce que j’ai dit ce soir-là.
Monsieur le Président,
Mesdames, Messieurs, Compagnons…
Chers amis
C’est un honneur – et une véritable chance - pour moi d’être parmi vous ce soir. Je tenais à être présent pour, de vive voix, vous remercier tous d’avoir su si généreusement – et unanimement – répondu à l’appel pour la restauration de la Maison de l’Empereur à Longwood.
Le Souvenir Napoléonien a immédiatement répondu à l’appel lancé par la Fondation Napoléon. Votre enthousiasme a fait le reste. Par vos dons individuels ou par ceux de votre association, votre souci de préserver la mémoire de l’homme extraordinaire que nous admirons tous, nous allons pouvoir non seulement préserver notre patrimoine dignement mais aussi sécuriser son avenir. Vous avez tous rapproché de la France Longwood House, la vallée de la Tombe et les Briars. Ces propriétés françaises situées à l’autre bout de la terre, encore accessibles uniquement par bateau, ont été placées sous les projecteurs.
Durant les premières années de mon travail à Sainte-Hélène, je me suis souvent retrouvé dans la situation de Cyrano de Bergerac en disant :
Que dites-vous ?… C'est inutile ?… Je le sais !
Mais on ne se bat pas dans l'espoir du succès !
Non ! non, c'est bien plus beau lorsque c'est inutile !
Depuis 2000, avec l’enthousiasme et les encouragements du Baron Gourgaud et de Florian Walewski qui nous ont quittés et dont je salue ici la mémoire, le dynamisme et le soutien extraordinaire du Prince d’Essling et de Thierry Lentz et de tous les administrateurs et employés de la Fondation Napoléon, je ne peux plus désormais utiliser ces vers d’Edmond Rostand.
La réponse faite à la souscription internationale par plus de 1000 particuliers, entreprises et associations démontre de façon éclatante – à tous ceux qui en douteraient – que le maintien de façon digne du Souvenir Napoléonien à Sainte-Hélène n’est pas « inutile ».
Pour moi, tout cela fut une merveilleuse opportunité de pouvoir me rapprocher de votre association qui est restée trop longtemps éloignée de Sainte-Hélène alors que le nom de cette île résume à lui seul le « Souvenir Napoléonien ». Le Dr Guy Godlewski que je n’ai jamais eu l’honneur de rencontrer et le baron Gourgaud savaient l’importance de conserver Longwood House, la Tombe et les Briars. À chacune de leurs visites sur l’île, ils n’hésitaient pas à souligner l’importance du maintien du Souvenir Napoléonien à Sainte-Hélène.
2011, avec le dynamisme de votre Président, Christian Fileaux, le soutien de Jacques Macé, Jean Etevenaux, David Chanteranne, et des autres membres du Comité directeur du Souvenir, l’efficacité de Nathalie Paolucci, nous avons pu resserrer ce lien qui nous lie naturellement. Ensemble, nous avons mené campagne – Ensemble nous avons organisé une croisière qui fut un réel succès – mais plus important encore, ensemble nous étudions la possibilité de ne plus jamais rompre cette relation qui si elle n’est pas encore un partenariat, pourrait le devenir.
J’admire votre engament et motivation profonde pour préserver la mémoire de Napoléon. Je ne peux répondre à ces marques de confiance qu’en espérant vous rencontrer ou vous revoir à Sainte-Hélène. En attendant, je vous dis : « Vive l’Empereur ».
Merci aux tous les Compagnons de l’Aigle présents pour leur bonne humeur et plus particulièrement à Pierre et Hervé pour leurs photographies.


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