Il y a quelques années maintenant, M. Marcel Guéry m’avait demandé de faire, en mémoire de sa femme, une copie du banc de Napoléon que l’on peut voir au Musée national de Bois-Préau, à Rueil-Malmaison.
Banc de Napoléon à Sainte-Hélène, présenté à Bois-Préau
Il a entièrement financé le projet. [Pour l’anecdote : piètre menuisier que je suis, j’avais fait une terrible erreur de dimensions et me suis retrouvé avec un banc bien trop grand… afin de ne pas pénaliser M. Guéry, j’ai donc payé et conservé ce ‘monstre de bois’ et me suis remis à l’ouvrage…].
La somme demandée à M. Guéry était très légèrement supérieure au montant global de l’opération et le solde a été reversé aux différents projets que la Fondation Napoléon finançait à l’époque, à savoir le rétablissement des terrasses autour de la Tombe.
Banc offert par M. Guéry placé sous le vieux chêne qui existait déjà du temps de Napoléon
Il y a un mois, une nouvelle personne offre de financer un autre banc auquel son nom (ou un de son choix) sera associé par une plaque de cuivre (à fournir par le donateur afin d’éviter les erreurs). Le banc est en train d’être manufacturé, sous ma supervision, sur place. Il sera prêt pour l’arrivée sur l’île du donateur prévue pour le mois de décembre.
Entre temps, pour honorer la mémoire de mon père adoptif, Gilbert Martineau, j’en avais fabriqué un autre. Je l’ai placé là où, le soir, lorsqu’il ne pleuvait pas, il aimait s’asseoir.
banc fabriqué en mémoire de Gilbert Martineau placé devant l’appartement Gourgaud.
Désormais, je connais le prix de fabrication de ces bancs d’une façon plus précise. Ça nous coûte à peu près £950/£1050 (soit €1200) à produire artisanalement sur l’île et à mettre en place sur une base stable.
Comme ces bancs sont à l’usage exclusif des visiteurs et de tous ceux qui veulent profiter des jardins de l’Empereur, la différence entre les €1500/€1800 versés par les donateurs (par l’entremise de la Fondation Napoléon) et le coût réel de fabrication est entièrement reversé au « Conservation Group » de l’île. Ce dernier est une œuvre de charité dont l’ambition première est la protection et la propagation des plantes endémiques de l’île. Avec ce groupe de protection de l’environnement de l’île (St.Helena Conservation Group), nous espérons pouvoir rétablir, à Longwood House et au domaine de la Tombe, la flore qui existait au temps de Napoléon.
Nous avons déjà commencé dans la partie nord-est des jardins de Longwood. Comme on peut le voir sur la photo ci-dessous, les résultats sont prometteurs.
Une de mes autres ambitions est de rétablir la population de « She-cabbages » qui se trouvait à l’origine tout autour de la Tombe de Napoléon. Il en existe encore trois que l’on peut voir juste au milieu de la photo ci-dessous (entre les bananiers et les terrasses).


2 commentaires:
Je voudrais offrir votre « Monstre de Bois » au Marquis de l’Orée en Belgique, merci de me faire connaître vos conditions ainsi que les frais d’acheminement vers l’Europe.
Bien à vous,
Alfonso
Intransportatble !!! et un défi au bon sens : imaginez un peu : un mètre pour un "pied" (ou foot) anglais !!! je sais - la honte !
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